La Société historique et culturelle du Marigot entend faire découvrir l’histoire et la culture de Ville Jacques-Cartier, une ancienne municipalité créée en 1947 et fusionnée à Longueuil en 1969. Nous voulons transmettre les voix, rarement entendues, des habitants de Ville Jacques-Cartier pour faire (re)connaître l’histoire fascinante et la vie quotidienne dans ce vaste territoire et ce, dans une optique résolument intergénérationnelle.

D’ici 2022, année anniversaire des 75 ans de la fondation de Ville Jacques-Cartier, pratiquement tous les Longueuillois – et des citoyens d’ailleurs – connaîtront cette portion majeure du territoire longueuillois. En effet, si le financement est au rendez-vous, la Société historique et culturelle du Marigot aura

  • produit une plateforme interactive d’images (Historypin) que les citoyens pourront consulter et alimenter
  • conçu des visites animées, l’une en autobus sur tout Ville Jacques-Cartier et plusieurs à pied, notamment sur Coteau Rouge, Fatima et Longueuil-Annexe
  • animé des rencontres scolaires entre les anciens résidents – certains des témoins avec qui nous réalisons des entrevues – et les enfants et adolescents d’aujourd’hui
  • élaboré des évènements littéraires et  cinématographiques pour faire connaître la culture propre à cette ancienne banlieue ouvrière
  • rédigé un nouvel ouvrage sur cette ancienne ville

Le projet Ville Jacques-Cartier, haute en couleur a été lancé le 19 août 2017 à l’occasion d’un évènement festif ayant rassemblé plus de 230 personnes, essentiellement des citoyens émus devant les photos et vidéos présentées.

Presque tous les conseillers municipaux de la Ville de Longueuil et les députés Catherine Fournier, Diane Lamarre et Pierre Nantel y ont assisté. Le cinéaste André Forcier a présenté son film Coteau Rouge à la belle étoile pour clore l’évènement, devant l’un des endroits du tournage.

LA COLLECTE D’INFORMATION – RÉCITS DE VIE ET ARCHIVES

Le projet Ville Jacques-Cartier, haute en couleur mise sur l’histoire orale et le partage d’archives familiales, institutionnelles, corporatives et communautaires afin de faire connaître cette ville-champignon.

Le lancement du projet Ville Jacques-Cartier, haute en couleur ayant connu un succès au-delà des espérances, on a pu constater l’intérêt marqué des citoyens pour faire revivre l’histoire de Ville Jacques-Cartier. En vertu de l’Entente de développement culturel entre la Ville de Longueuil et le ministère de la Culture et des Communications, le Bureau de la culture a financé une phase de démarrage du projet. Axée sur les témoins très âgés, essentiellement ceux âgés de 80 ans et plus, cette phase visait à retracer la vie des jeunes adultes dans divers secteurs de l’ancienne Ville Jacques-Cartier. Elle a aussi permis de mettre au point les instruments de collecte de témoignages dans les règles de l’histoire orale et le traitement des archives selon les normes RDDA, en initiant la collection Ville Jacques-Cartier.

Durant l’hiver 2017-2018, la phase de démarrage a permis d’amorcer de façon professionnelle la collecte d’information orale et iconographique, en posant ses bases procéduralesDouze entrevues d’une durée de 90 minutes à 3 heures ont été réalisées auprès de cinq personnes. Outre la fille de l’une d’elles, née en 1961, les témoins étaient nés entre 1927 et 1934. Ces deux hommes et deux femmes se sont installés sur le territoire qui constituait Ville Jacques-Cartier (1947-1969) en 1945 – donc avant sa création -, 1948, 1953 et 1958 et y vivent encore.

  • Engagée à titre de contractuelle, Nathalie Boucher, docteure en Anthropologie et spécialiste de l’histoire orale, a conçu un formulaire d’identification, un formulaire de consentement et un schéma d’entretien. Elle a recueilli les témoignages puis a classé et traité les données recueillies.
  • Alexandre Dubé, historien et archiviste, a été réengagé. Il a conçu une entente de don de documents et traité des documents fournis par les témoins. Le Marigot a ainsi acquis des droits sur de nombreux documents pouvant servir à une analyse historique. Parmi ces documents, près de 300 nouvelles photographies de famille ont été numérisées et classées.
  • La coordonnatrice de la Société historique et culturelle du Marigot, Sylvie Boyer, participait au recrutement des témoins, prenait les rendez-vous avec eux, assurait les contacts par courriel et par téléphone avec l’équipe, participait activement aux entrevues, recevait des témoins qui venaient au Marigot (pour laisser des documents) et assurait les suivis.
  • Enfin, constatant la difficulté de réaliser les entrevues tout en assurant un tournage adéquat, le Marigot a également retenu les services de Sébastien Bage, professeur de cinéma au cégep Édouard-Montpetit, pour filmer une partie des entrevues. Il a été convenu de cibler des éléments racontés en pré-entrevue à Sylvie Boyer et d’interroger le témoin sur ceux-ci pour la partie filmée. Les entrevues subséquentes se déroulaient sans tournage, seulement avec enregistrement oral.

 

SUITE DE LA COLLECTE D’INFORMATION ORALE ET ICONOGRAPHIQUE

 

Le Marigot est actuellement en recherche de financement afin de poursuivre la collecte de témoignages et de documents et de traiter ces derniers au plan archivistique. Plus de 25 personnes attendent présentement de pouvoir raconter leur enfance et leur adolescence à Ville Jacques-Cartier. En outre, le Marigot souhaite recueillir des archives institutionnelles, corporatives et communautaires dans ce vaste territoire.

Pour que le projet se déploie, vous pouvez faire un don sur Canadon.org, que vous trouverez sur la page d’accueil.